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 [Tentative] Les Ravages de la haine - Chronique d'une espèce

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Glingal
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Glingal

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MessageSujet: [Tentative] Les Ravages de la haine - Chronique d'une espèce   [Tentative] Les Ravages de la haine - Chronique d'une espèce Icon_minitimeLun 26 Fév - 16:18

Derrière ce titre bien pourri (^_^') se cache une tentative d'ouverture au bouquin que j'écris (!? - elle est bien bonne celle là, disons plutôt que je la gribouille).

Soyez pas trop méchant rendeer Et désolé d'avance pour la lourdeur du style par moments Embarassed

« Quelque part dans l’obscurité, en une époque qu’on ne peut estimer avec les échelles de temps connues, naquit une boule que certains aujourd’hui appellent planète. Longtemps, elle put paraître aussi insignifiante qu’une autre boule, mais isolée dans la pénombre du vide, elle engendra en son sein une chose étrange qu’on appelle la Vie. Oh, cela ne vint pas immédiatement ! Nul ne saurait dire combien de temps cette boule parut inerte, et si jamais une sorte d’esprit, de divinité, ou une forme d’énergie quelconque aurait clamé être l’auteur de cette facétie, personne n’aurait compris l’utilité d’une œuvre a priori aussi grotesque qu’une boule ! Le vide était un tout qui ne ressemblait à rien, et voilà qu’une boule apparaissait dans ce rien. Cette boule aurait d’ailleurs pu se demander ce qu’elle faisait dans cette histoire car seule le noir le plus total l’entourait : elle n’y voyait rien !! Elle ne servait à rien, elle ne faisait rien et on ne pouvait pas la voir car rien ne pouvait être vu. Cette redondance de rien est d’ailleurs le seul point commun qu’elle aurait pu trouver avec ce vide qui sentait son uniformité du néant un peu démolie. Ce sentiment se vit renforcé par l’apparition d’une étoile, source de lumière à laquelle vint se coller notre chère petite boule, telle une abeille tournant autour du pot de miel. Tant de temps dans la solitude et l’ignorance sans raison d’être, et voilà qu’apparaissait enfin une lueur d’espoir, une raison d’être ! Et cette brave étoile eut beau naître dans le vide, elle n’avait pas l’intention de se laisser engloutir par l’obscurité sans rien dire et elle fit un effort considérable pour briller de plus belle. Le combat s’engagea entre la nuit et le jour ! Le vide commença à se dire qu’il n’était peut-être pas si vide que ça et finalement décida de laisser les choses se faire car il n’y comprenait de toute façon rien : il ne parvenait plus à masquer ces bizarreries, alors foutre, qu’elles restent et qu’elles pullulent même! Combien de siècles, combien de millénaires a-t-elle pu traverser ainsi, ridicule pierre sphérique s’entêtant à tourner autour de son étoile ? Quoiqu’il en soit, la surface de la boule finit par s’agiter. Pourquoi ? Comment ? Nul ne le sait. En tout cas elle sentit le changement en elle, alors qu’autour d’elle d’autres boules et d’autres étoiles apparaissaient ! La Vie prit des formes bien diverses sur cette boule, toutes aussi remarquables les unes que les autres, toutes avec leurs défauts, toutes aussi attachantes ! Que ce soit la faune sauvage et indomptable, la flore luxuriante et extravagante, les Doués-de-parole curieux et contradictoires. Mais nous qui écrivons cette histoire pour les formes de vie futures, nous les Titans, allons bientôt quitter cette boule. Nous avons vu les premiers amours de chaque race, nous avons vu les premières batailles, nous avons entendu les premières mélodies, nous avons entendu les premiers chants de guerre, nous avons prononcé les premiers mots d’éveil, nous avons prononcé les premières déclarations de guerre. Toute histoire a une fin, et pourtant malgré nos connaissances, notre puissance, des questions demeurent. Nous ne sommes finalement pas si différent de ceux que l’on considérait comme des sous-races. Malgré la Lumière, nous restons aveugle sur l’essentiel. Nous ne cherchons pas le pardon, il est trop tard pour cela et il nous apparaît même comme futile, mais nous témoignons d’un fait inéluctable : à peine une chose commence qu’elle prépare sa propre fin. On ne peut combattre éternellement tous les ennemis que nous montrent nos propres yeux. Que chacun se souvienne des Titans, le premier des peuples à disparaître ! Que tous se souviennent de notre force, de notre rayonnement ! Que tous voient que même leurs « dieux » peuvent mourir ! Que tous comprennent que notre fin n’est qu’un prélude aux misères qui s’acharneront sur la boule ! La plus grande souffrance n’est pas tant de retourner au vide que de n’avoir aucune réponse. »

La naissance de Gaia – Âge indéterminé – Bibliothèque impériale de Saryama


Prologue


Saryama !!!
Saryama la Grande !!!
Saryama la Magnifique !!! Saryama la Gloire des hommes, la Lumière, seule guide d’un peuple et d’un Empire. Saryama dont la taille ne cesse de croître, où les tours côtoient les nuages ! Capitale du Sud de l’Empire qui ne cesse de s’étendre sur la terre comme au ciel ! Centre du monde connu, début de tout, où commença l’histoire des mortels.
Aucun recoin de la ville n’est épargné par l’agitation, aucune ruelle n’est oubliée par la foule. A Saryama, tout se passe dans la rue. Le cœur de Saryama ne bat plus si le peuple ne parcours plus ses veines. La foule y est un courant qui emporte tout sur son passage. Selon l’adage, « Que tu veuilles dominer ou non Saryama, Saryama s’emparera de toi ! ». Quiconque ne connaît pas ses rues s’y perd aisément, voir se fait balayer, et celui qui parvient à se fondre dans la masse des nobles, des commerçants, des politiciens, des religieux, des patrouilles, des badauds, des enfants, des immigrés, des mendiants, des voyous ne fera qu’amplifier la force de ce torrent. Ce mélange des classes s’ajoute au mélange des couleurs, toutes plus vivantes les unes que les autres : les vêtements des passants constituent une mosaïque mouvante bariolée, le soleil fait ressortir l’ocre des bâtiments de plus en plus masqué par les tapis, draps, guirlande, drapeaux arborant fièrement les couleurs de leur quartier. En effet, chaque parcelle de la ville s’identifie selon une couleur dominante, donnant un air d’arc-en-ciel à la cité impériale. Et lorsque la nuit tombe, les feux de Saryama s’allument, aussi bien dans la rue que dans les hauteurs, renvoyant sur les chaussées et sur les murs des lumières orangées, bleutées ou vertes, éclairant le grand nombre de noctambules.
Dominant cette masse grouillante telle un cours d’eau au fond d’une gorge, les bâtiments s’élèvent témoignant de la richesse architecturale de la cité. Embellis de colonnades, fresques, frises, sculptures ; au fur et à mesure que l’on s’enfonce vers le cœur de Saryama ils laissent place à des tours qui ne cessent d’aller toujours plus haut, gracieuses, riches de finesses et d’ornementations.
Au centre de la ville se trouvent les plus grandes et les plus vastes de ces tours. Les plus somptueux théâtres et opéras, les plus grands parfumeurs, les plus hauts lieux de culte, les plus merveilleux jardins, les Maisons des Seigneurs-Chevaliers, l’Enceinte Interdite Impériale éblouissent les faubourgs de leur beauté arrogante.

Sur les hautes tours de Saryama, leurs silhouettes élancées se dessinant sur la pleine lune, une ombre inhabituelle semblait défier le vide. Sa longue chevelure noire flottait au vent, et tout son être ne demandait qu’à accompagner la brise. C’était une jeune femme, pâle comme l’astre nocturne mais qui dégageait pourtant de la tristesse et de l’incertitude qui la rendait aussi belle qu’un ange perdu sur Terre. Dans cette cité vertigineuse, elle se demandait où était la terre et le ciel, sa vision du monde ne reflétait que son trouble intérieur. Ce monde ne devenait qu’une seule et même entité, la profondeur de la voûte céleste se fondait avec les lumières des tours qui rendaient leurs abysses grouillantes plus accueillantes. Le monde n’était qu’un, et elle se sentait encore à part. Une musique berça ses pensées, voluptueuse, envoûtante. Elle venait de loin, très loin. Elle lui parlait. Cette musique lui convenait parfaitement, elle avait retrouvé cette sensation de revenir à une certaine réalité, distante… Sa réalité ! Il manquait simplement quelque chose pour qu’elle puisse elle aussi faire partie intégrante de ce monde. Ce quelque chose se trouvait loin, très loin, mais il ne venait jamais à elle. Pourquoi ? Pourquoi lorsqu’elle caressait enfin ce sentiment de volupté, cette impression d’inachevé l’envahissait ? Elle leva une main vers le ciel étoilé, effleurant son rêve, s’accrochant à la mélodie et se décida à la suivre. La musique l’emportait. La musique la portait…
D’une tour voisine, un homme vit une silhouette sombrée dan la nuit.

Aquilon prenait l’air sur un balcon. Il tentait vainement d’échapper à la soirée qui battait son plein dans la grande salle des fêtes pour goûter enfin un instant de tranquillité. Le ciel étoilé s’était paré d’un bleu intense, dévoilant avec éclat ses constellations. Son regard dévorait avec envie le firmament. La nuit était claire et calme. La nuit était belle. Il ferma les yeux et prit une grande inspiration comme pour s’emparer un moment de cette atmosphère magique. En rouvrant les yeux, il vit un mouvement provenant d’une tour voisine, et comprit que quelqu’un s’était jeté dans le vide. Son regard vif fit le point en une fraction de secondes et croisa le regard de l’individu, ou tout du moins cela semblait comme tel. C’était une jeune femme ! La vision de ce qui apparaissait être un suicide était déjà choquante pour lui, mais l’instant suivant, il réalisa qu’il était étrange car les toits et les étages supérieurs sont censés être inaccessibles pour la simple et bonne raison qu’ils se trouvent au beau milieu de l’Enceinte Interdite Impériale. D’autant plus étrange que cela se produit deux jours avant l’un des évènements les plus importants de l’année : la venue des Clans Impériaux, les 14 grandes familles des Seigneurs-Chevaliers, vassaux de l’Empereur qui se réunissent toutes les décades autours de l’Empereur. Mais la sécurité qui devrait être plus efficace encore qu’elle ne l’est déjà n’avait aucune place dans ses pensées.
Aquilon se pencha par-dessus le balcon et essaya de deviner dans les tréfonds la présence d’un corps. Nul ne semblait s’agiter au pied des tours. L’obscurité de la nuit avait engloutit toute trace de cet évènement.
Absorbé dans sa recherche, Aquilon, ne vit pas une seconde silhouette se lever sur une autre tour.
« Jeune Prince, des invités vous réclament. » lança solennellement un domestique qui venait de sortir sur le balcon.
Cette remarque fit sursauter Aquilon.
- Dites leur… On me réclame ??...
Il hésita quelques secondes, troublé tout autant par le récent évènement que par cette idée d’être réclamé par des invités, lui, celui que l’on considère maintenant comme l’égal d’un bâtard.
- Dites leur que j’arrive d’ici quelques minutes … et faites venir Eclat-d’Opale de suite sur ce balcon !
Voilà une nuit qui recèle bien des mystères, pensa t’il. Qui donc exprime le désir de s’afficher avec un Prince bâtard ?
Alors que Eclat-d’Opale arriva au balcon, Aquilon leva les yeux vers le ciel. La nuit avait perdu de son charme.
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